Amis lecteurs, Fnac.com a choisi Passagedulivre.com pour enrichir ses pages livres.
Découvrez les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.
Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs, et de courts extraits de vos livres préférés.
Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous : la foire aux questions.
Bonne visite sur Passagedulivre.com !
Date de saisie : 16/12/2011
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Les Arènes, Paris, France
Auteur : Bruno Fuligni
Prix : 34.80 €
ISBN : 978-2-35204-165-8
GENCOD : 9782352041658
Commander ce livre sur Fnac.com
Sorti le : 04/11/2011
100 documents inédits.
Collés sur les pages, glissés dans des enveloppes, des documents historiques, reproduits à l'identique, sont à déplier et à découvrir, notamment : La partition de L'Internationale ; Des manuscrits de communards ; Le premier numéro de L'Humanité et l'éditorial manuscrit de Jean Jaurès ; L'album photo de l'été 1936 ; Des lettres de brigadistes racontant la guerre d'Espagne ; La correspondance de Guy Môquet ; Le rapport d'arrestation d'une cellule clandestine ; L'Affiche rouge et un poème de Missak Manouchian ; Un tract communiste fabriqué dans le camp de Buchenwald ; Les cadeaux d'anniversaire envoyés à Maurice Thorez ; La carte de Marguerite Duras et son dossier d'exclusion du Parti ; Des lettres de militants scandalisés par le portrait de Staline par Picasso ; Des messages envoyés par les dirigeants des "partis frères" ; Le questionnaire biographique de Georges Marchais, publié pour la première fois ; etc.
Des reproductions de documents originaux à lire et à manipuler en famille. Une histoire de la gauche en France qui nous éclaire sur un siècle de débats passionnés. Un livre vivant qui rassemble toutes les générations.
Commander ce livre sur Fnac.com
Karl Marx et la France
Sur les deux kilomètres linéaires que représentent les archives du PCF, on ne trouve qu'un seul manuscrit de Karl Marx : une feuille sur laquelle apparaissent, comme autant de formules kabbalistiques, quelques notes sur la métamorphose et la composition de la valeur du capital.
C'est pourtant à Paris, où ils s'exilent en octobre 1843, que le jeune Marx et son épouse Jenny découvrent le prolétariat urbain. C'est à Paris que le futur théoricien rencontre Engels, à Paris que commencent ses controverses avec l'anarchiste Proudhon, et c'est dans son appartement de la rue Vaneau qu'il rédige les Manuscrits de 1844, première ébauche de sa pensée. Expulsé en janvier 1845, Marx revient en 1848, quelques semaines après avoir publié Le Manifeste du Parti communiste, et de nouveau en 1849, pour observer la lutte des classes. Il part ensuite à Londres, où il écrira Le Capital.
Si Marx est néanmoins présent dans les archives françaises, c'est à travers les papiers de son gendre Paul Lafargue, qui épouse Laura Marx en 1868 : le couple fréquentera Lénine pendant son exil en France, avant de s'épargner les misères de la vieillesse par un suicide conjoint en novembre 1911.
Une autre des trois filles Marx, Jennychen, s'est mariée quant à elle à l'ancien communard Charles Longuet en 1873. Auprès du typographe et théoricien révolutionnaire Jules Guesde, Lafargue, Charles Longuet et son fils Jean vont s'efforcer d'expliquer et de diffuser la théorie marxiste, en version simplifiée. Dans une lettre du 4 avril 1911 à sa tante Laura, dont il souhaite atténuer la déception, Jean Longuet se propose «non pas de publier des uvres complètes ce qui serait une besogne formidable mais (...) de donner des uvres essentielles», ajoutant que «s'il fallait pour les comprendre connaître nécessairement l'allemand, Guesde serait encore dans la plus grande ignorance».
Si l'Association internationale des travailleurs, fondée en 1864, est dominée par les idées anarchistes, le marxisme imprègne l'Internationale ouvrière que constitue Engels en 1889. La France, creuset de la pensée marxiste, aura mis un demi-siècle à se l'approprier.
Lilian Alemagna - Libération du 15 décembre 2011
De la Commune de Paris, en 1871, à la chute du Mur de Berlin, en 1989, prélude à la fin de l'influence du PCF, on plonge avec ce «livre objet» dans «la France rouge» avec la même curiosité qu'un gamin de 5 ans ouvrant son premier livre à languettes. Plus de 100 pages de belles photos, de textes explicatifs sur le congrès de Tours de 1920, le Front populaire, la Résistance. On regarde... et on touche. Avec ce bouquin, on met les mains dans les archives et on en ressort des trouvailles...
1) Qui êtes-vous ? !
Écrivain, historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po... mais surtout un passionné d'archives qui aime remonter aux sources, se plonger dans les documents et le vocabulaire d'une époque pour mieux la comprendre.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Il s'agit de revivre un siècle de révolte sociale, à travers les archives du Parti communiste français. Celles-ci se révèlent d'une grande richesse et surtout d'une grande diversité, dans la mesure où on trouve, conservées aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis, aussi bien des archives de direction que des fonds personnels qui résument des vies militantes parfois très mouvementées. Je ne suis pas communiste et ce livre n'a rien de complaisant. Les pages noires, comme le pacte Germano-soviétique, sont évoquées au même titre que les combats plus glorieux. Dans tous les cas, les documents nous montrent comment pensaient et agissaient les cadres et les militants du Parti.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Nous ne sommes pas les petits-fils de la Commune de Paris pour rien» : phrase trouvée dans une lettre écrite par un jeune volontaire français des Brigades internationales, en 1937, et qui revendiquait ainsi tout un héritage, une continuité des combats démocratiques et sociaux. C'est ainsi que le livre va d'une page manuscrite de Marx à la chute de l'URSS, en passant par la Commune, Jaurès, l'anticolonialisme, le féminisme et la Résistance. Il s'achève sur le compte rendu d'un voyage de Georges Marchais en URSS, quand les communistes français entendent pour la première fois le mot de «perestroïka»...
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Forcément, L'Internationale... C'est l'oeuvre d'un ancien communard, Eugène Pottier, qui mourut sans pouvoir imaginer le destin de cette chanson, devenue l'hymne rouge par excellence... Et c'est le seul chant humain diffusé jusque sur la lune, par un engin spatial soviétique, en 1966. Le livre contient la partition, avec toutes les paroles.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ce plaisir extraordinaire de rencontrer l'archive, de la toucher, de la déchiffrer, d'en extraire les secrets et les enseignements. Dans ce livre, les documents sont reproduits en fac-similés, se déplient, se détachent de l'ouvrage : ils sont analysés, commentés, mais chacun peut choisir de commencer sa lecture par cette centaine de pièces qui sont en majorité inédites.