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Date de saisie : 22/02/2012
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : Milady, Paris, France
Auteur : Michael J. Sullivan
Traducteur : Mathilde Roger
Prix : 8.20 €
ISBN : 978-2-8112-0667-3
GENCOD : 9782811206673
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Sorti le : 17/02/2012
LA FORTUNE SOURIT AUX AUDACIEUX...
Royce et Hadrian, voleur et mercenaire, n'ont jamais reculé devant une mission. Le danger, c'est leur fonds de commerce. Alors, quand on leur propose la fortune servie sur un plateau d'argent, ils pensent n'en faire qu'une bouchée.
Ils n'avaient pas prévu qu'on leur tendrait un ignoble piège. Les voilà accusés du pire des crimes : l'assassinat du roi ! Pour sauver leur peau, ils n'auront pas le choix. Il leur faudra dénouer les fils d'un mystère qui, depuis des générations, renverse les monarques et bouscule les empires.
Le phénomène Fantasy d'Internet enfin traduit en français ! Le succès de cette extraordinaire saga autopubliée sur le Web s'étend maintenant au monde entier.
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LETTRES VOLÉES
Hadrian ne voyait pas grand-chose dans le noir, mais il entendait parfaitement : des brindilles craquaient, des feuilles bruissaient, l'herbe était foulée. Ils étaient plusieurs, plus de trois, et ils se rapprochaient.
- Que personne ne bouge, ordonna une voix dure dans l'ombre. On a des flèches pointées dans votre dos, et on vous abattra sur vos selles si vous essayez de fuir.
Le porte-parole restait dans la bordure sombre des bois, le vent imprimait un mouvement vague aux branches nues.
- On va vous soulager un peu. Pas besoin que ça se passe mal. Faites ce que je dis, et vous resterez en vie. Sinon, on vous tue en prime.
Hadrian sentit son estomac lui tomber dans les talons, conscient qu'il était responsable de la situation. Il jeta un coup d'oeil à Royce. Ce dernier, le visage dissimulé sous sa capuche, chevauchait derrière lui sur sa jument grise salie par le voyage. Il avait baissé la tête et la secouait doucement. Hadrian n'avait pas besoin de distinguer ses traits pour deviner son expression.
- Désolé, murmura-t-il.
Royce ne répondit pas et continua à secouer la tête.
Derrière les broussailles fraîchement coupées qui faisaient obstacle aux deux hommes, la lune révélait le long serpent d'une route déserte. La brume s'amoncelait en nappes volatiles dans les creux et on distinguait au loin le ruissellement d'une rivière. Les deux cavaliers s'étaient engouffrés au coeur de la forêt de la vieille route du sud, dans l'interminable tunnel des chênes et des frênes dont les branches minces s'étendaient par-dessus la route, tremblantes et claquantes sous le vent froid d'automne. Ils étaient à presque une journée à cheval de toute ville, et Hadrian ne se rappelait pas avoir croisé la moindre fermette depuis des heures. Ils étaient seuls, au milieu de nulle part... dans le genre d'endroit où les cadavres n'étaient jamais retrouvés.
Le craquement des feuilles s'intensifia et les voleurs apparurent enfin dans le mince ruban de clarté lunaire. Hadrian compta quatre hommes aux visages barbus, épées au clair. Ils portaient des vêtements grossiers de cuir et de laine, tachés, usés et crasseux. La jeune fille qui les accompagnait brandissait un arc, avec une flèche encochée et pointée vers le cavalier. Elle portait, comme les autres, un pantalon et des bottes et avait les cheveux terriblement emmêlés. Les voleurs étaient couverts de boue, comme s'ils avaient passé la nuit dans un terrier.