logo fnac Amis lecteurs, Fnac.com a choisi Passagedulivre.com pour enrichir ses pages livres.

 

Découvrez les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.

 

Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs, et de courts extraits de vos livres préférés.

 

Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous : la foire aux questions.

 

Bonne visite sur Passagedulivre.com !

 

.. Les filles de Mr Darcy

Couverture du livre Les filles de Mr Darcy

Date de saisie : 04/06/2012
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Milady, Paris, France
Auteur : Elisabeth Aston
Traducteur : Leslie Damant-Jeandel

Prix : 8.70 €
ISBN : 9782811207618
GENCOD : 9782811207618
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 18/05/2012

 
 
4ème de couverture

Vingt ans après Orgueil et Préjugés, faites la connaissance des cinq filles d'Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur cousin Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs qu'elle offre et des dangers qu'elle recèle, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures - et des amours - inattendues, dans un cadre particulièrement mondain. De la tante Lydia - toujours aussi frivole - à Caroline Bingley - devenue lady Warren - on retrouve avec joie certains personnages créés par Jane Austen.

«Un délicieux jeu d'échecs où se mêlent amour et trahison.
Linda Berdoll

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
 
Passage choisi

La ville et la campagne sont deux mondes bien différents. Qu'importent la valeur de leur fortune et leur maîtrise de soi, les jeunes filles élevées à la campagne se doivent de rester vigilantes lorsqu'elles viennent à Londres.
Les deux aînées des soeurs Darcy se trouvaient à Aubrey Square, dans le boudoir de l'imposante demeure de leurs cousins, les Fitzwilliam. Assise à une élégante petite table, une feuille de papier devant elle, Letitia, la plus âgée, essayait de rédiger une lettre.
Elle posa sa plume avec un soupir exaspéré.
-Tout ce vacarme ! s'exclama-t-elle. Le bruit incessant des voitures et des chevaux, les gens qui parlent, les chiens qui aboient... Comment peut-on supporter de vivre dans une telle cacophonie ?
Son irritation ne se reflétait pas sur son visage à la beauté calme, avec son large front et son nez fin - caractéristiques qui lui valaient, lorsque ses soeurs étaient d'humeur taquine, le surnom de «Galatée», les filles clamant qu'elle ressemblait en tout point à une statue classique vivante.
Camilla ne possédait pas les traits parfaits de Letitia. Ses principaux atouts résidaient dans ses yeux noirs et vifs, la grâce naturelle de ses gestes, et son visage expressif. Assise à la fenêtre, elle se réjouissait du spectacle et des sons qu'une place huppée de Londres pouvait offrir, tout en s'étonnant des odeurs mêlées qui lui parvenaient de l'extérieur. Elle regarda passer avec fracas une voiture tirée par deux chevaux alezans à l'allure enlevée, et conduite par un jeune homme corpulent vêtu d'un carrick. Le cocher adressa un regard appuyé à une jolie gouvernante portant une pelisse bleue, qui marchait sur le trottoir avec les deux garçonnets pleins de vie dont elle avait la charge. Le plus jeune traînait un petit cheval de bois à roulettes qui n'avait de cesse de se renverser, son frère se hâtant de faire demi-tour pour le redresser, sous des couinements d'énervement et d'hilarité.
Un grand et beau valet en livrée du matin promenait deux Cavaliers King Charles. Remuant leurs queues duveteuses, les chiens sautillaient et poussaient de légers jappements. Une vendeuse d'huîtres vantait sa marchandise d'une voix braillarde, et, de l'autre côté de la place, un rémouleur criait pour demander de l'ouvrage. Un petit livreur flânait le long des grilles en sifflant, un paquet sous un bras, et un autre qu'il faisait tournoyer au bout d'une ficelle.
- Il y a des gens pour qui le chant du coq, le roulement de la charrette du fermier et les bêlements des moutons sont insupportables, fit-elle remarquer sans détourner les yeux de l'animation de la rue.
- Camilla, comment pouvez-vous dire une chose pareille ? La tranquillité, la douce sérénité de la campagne, la beauté silencieuse de nos bois et de nos rivières... Comme tout cela me manque !
Camilla n'écouta Letty que d'une oreille tandis que celle-ci se lançait dans sa complainte favorite : combien la situation était injuste, et comme leurs parents avaient fait preuve d'inconscience, de les avoir arrachées ainsi à la paix et à la félicité du Derbyshire pour les traîner dans une maison londonienne.
- C'est surtout pour Belle et Georgina que cela va être dur : elles vont détester leur séjour ici.

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
Nous contacter - Informations légales - Vous êtes éditeur ?