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.. Noblesse oblige. Volume 1, Le duc mis à nu

Couverture du livre Noblesse oblige. Volume 1, Le duc mis à nu

Date de saisie : 04/06/2012
Genre : Littérature Sentimentale Poche
Editeur : Milady, Paris, France
Auteur : Sally MacKenzie

Prix : 7.60 €
ISBN : 9782811207625
GENCOD : 9782811207625
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 18/05/2012

 
 
4ème de couverture

La chance ne sourit décidément pas à Miss Sarah Hamilton fraîchement débarquée de Philadelphie. Pour obéir aux dernière volontés de son père, elle se rend en Angleterre chez son oncle, le comte de Westbrooke, mais des marins maladroits font tomber sa malle dans le port de Liverpool.
Démunie et un peu perdue, Sarah se voit réserver un accueil pour le moins étrange dans l'auberge où elle compte passe la nuit. À son réveil : stupeur ! Un homme nu partage son lit ! La voici compromise, et mêlée aux dangereuses affaires de famille du séduisant duc d'Alvord...


«L'équivalent littéraire d'un gâteau au chocolat... Chaque page est un délice !»
Lisa Kleypas

«Sally MaeKenzie conjugue avec brio sensualité et hilarité.»
Publishers Weekly

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Passage choisi

Le diable dormait toujours.
Sarah Hamilton se décala pour se rapprocher encore de la fenêtre de la diligence. Le fermier assis à côté d'elle grogna et déplaça sa masse volumineuse pour occuper le petit espace quelle venait de libérer. Son mouvement souleva un nouveau relent de sueur et de poisson de la veille.
Sarah observa derechef l'homme assis en face d'elle. Même dans le sommeil, son visage long et pâle, au nez busqué, respirait l'arrogance. Elle frissonna en repensant à ses yeux d'un bleu glacial, qu'elle avait aperçus lorsqu'il était monté dans la diligence à Londres. Il ressemblait en tout point au portrait de Satan illustrant l'exemplaire du Paradis perdu que possédait son père. Sarah avait la certitude de se trouver devant son premier spécimen d'aristocrate anglais : nonchalant, bon à rien, alcoolique, vaniteux, coureur de jupons, le produit dégénéré de siècles de mariages consanguins.
Elle déglutit. Son oncle était un comte, au nom du ciel. Et si jamais il était aussi antipathique que cet homme-là ?
La diligence tourna au coin d'une rue en bringuebalant et pénétra bruyamment dans la cour de l'auberge. Sarah rebondit contre la cuisse massive de son voisin et se cogna violemment le coude au panneau de bois sous la fenêtre.
- Aïe !
Elle réprima son cri de douleur, mais trop tard. Elle avait réveillé l'homme endormi.
La colère embrasa ses yeux impitoyables et il la détailla lentement, de la mèche rebelle de cheveux roux qu'elle sentait tomber sur son front jusqu'au bas de sa robe fade et démodée. Il retroussa sa lèvre supérieure en une moue méprisante. Sarah aurait voulu se fondre dans la banquette pour disparaître. Le gros fermier lui-même retint son souffle.
Heureusement, la portière du coche s'ouvrit à ce moment-là.
- L'auberge du Lutin vert Vous devriez sortir et vous dégourdir les jambes.
L'homme jeta un dernier regard à Sarah puis haussa les épaules et descendit de la diligence en repoussant le cocher. Sarah et son voisin laissèrent échapper un même soupir de soulagement. Ils regardèrent l'homme traverser la cour de l'auberge d'un pas tranquille et s'engouffrer à l'intérieur du bâtiment.
- Dieu merci, marmonna le fermier corpulent, qui s'extirpa non sans mal de la voiture.
Sarah se déplaça sur la banquette à sa suite. Elle était restée assise depuis Liverpool ; elle avait l'impression que ses hanches et ses genoux n'arriveraient plus jamais à se déplier. Lorsque le cocher lui tendit la main, elle la prit avec reconnaissance. Elle chancela quand ses pieds touchèrent les pavés de la cour.
- Ça va, mademoiselle ?
Il la dévisageait de ses petits yeux marron et chaleureux sous d'épais sourcils grisonnants.
- Oui, je vous remercie. Je vais bien.
Elle relâcha sa main et ouvrit son réticule pour en extraire deux pièces, qui disparurent entre les doigts courtauds du cocher.
- Je suppose que quelqu'un va venir vous chercher ? demanda-t-il en empochant la monnaie.
Sarah ne releva pas la tête, occupée à se battre avec les cordons de son réticule.
- J'ai de la famille dans les environs.

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