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Date de saisie : 07/07/2012
Genre : Histoire
Editeur : Ellipses, Paris, France
Auteur : Danièle Frison
Prix : 15.00 €
ISBN : 978-2-7298-7271-7
GENCOD : 9782729872717
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Sorti le : 29/05/2012
Henri VII, Henri VIII et Élisabeth Ire furent les personnages clés d'une dynastie qui fit passer l'Angleterre du Moyen Âge à l'ère moderne... celle des Tudors.
Sous leur règne, l'instauration de l'absolutisme, la Réforme protestante, la promotion des classes moyennes et de l'esprit de découverte apportèrent à leur pays stabilité, prospérité, contrôle des océans, débuts du futur empire colonial et renouveau intellectuel et artistique, créant en Angleterre un véritable «âge d'or».
Cet ouvrage permet de découvrir l'histoire fascinante de cette puissante dynastie dans l'Angleterre de la fin du XVe siècle et du XVIe siècle.
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Les souverains Tudors, leurs serviteurs et leurs ennemis
Les souverains Tudors : d'Henri VII à Elisabeth lre
Henri VII, premier souverain Tudor (1485-1509)
Henri Tudor, futur Henri VII, naquit au château de Pembroke, au pays de Galles, en 1457. Fils posthume d'Edmond Tudor, comte de Richmond (demi-frère d'Henri VI d'Angleterre) et de Margaret Beaufort, descendante de Jean de Gand (lui-même fils d'Édouard III), il fut élevé par son oncle, Jasper Tudor, comte de Pembroke. Pendant la guerre des Deux-Roses, la maison de Lancastre (la rose rouge) plaça tous ses espoirs en lui pour faire échec à la maison d'York (la rose blanche) et le faire monter sur le trône d'Angleterre.
Lorsque Édouard IV d'Angleterre, duc d'York, remonta sur le trône en 1471, Henri dut fuir en Bretagne, où il passa 14 ans. En 1483, sa mère, bien que remariée à Thomas Stanley, partisan des York, soutint les prétentions d'Henri au trône anglais pour remplacer Richard III, qui venait de se faire couronner. Avec l'aide du duc de Bretagne, Henri tenta d'abord d'organiser un débarquement en Angleterre, mais la conspiration échoua. Richard III tenta alors de faire extrader Henri de la Bretagne ; mais Henri se réfugia en France, où il fut bien accueilli et où il obtint les subsides nécessaires pour une seconde tentative d'invasion de l'Angleterre.
En 1485, avec le soutien des héritiers de l'ancien roi Édouard IV, Henri Tudor débarqua au pays de Galles, bastion des Lancastre, avec une armée composée principalement de soldats français et écossais. Avec l'aide de son oncle, Jasper Tudor, et du comte d'Oxford, John de Vere, il réunit dans les Galles une armée d'environ 5 000 soldats et marcha sur l'Angleterre. En août 1485, près de la petite ville de Bosworth, il vainquit Richard III et gagna ce qui fut la dernière des innombrables batailles de la guerre des Deux-Roses qui, depuis 1455, ravageait l'Angleterre. Cette victoire ne fut possible que parce que, pendant la bataille, plusieurs des alliés de Richard (notamment le comte de Northumberland, William et Thomas Stanley) désertèrent le camp de Richard III et se rallièrent à Henri. La mort de Richard III laissa vacant le trône d'Angleterre, qui échut à Henri, qui devint Henri VII d'Angleterre. La victoire d'Henri Tudor fut à l'origine de quelque cent vingt ans de règne de la dynastie Tudor (1485-1603), période durant laquelle l'Angleterre allait changer de visage à de nombreux égards.
Dès son accession au trône, Henri Tudor s'avéra fin tacticien : son premier acte politique fut de se déclarer roi d'Angleterre rétroactivement au jour précédant la bataille de Bosworth, de sorte que tous ceux qui l'avaient combattu furent déclarés coupables de trahison et furent exécutés. Il épargna cependant l'héritier désigné de Richard III, John de la Pôle, comte de Lincoln. Il devait regretter son geste deux ans plus tard lorsque le comte de Lincoln se rebella ; mais il le vainquit à la bataille de Stoke, où John de la Pôle fut tué. Son second geste politique, pour asseoir sa légitimité, fut d'épouser en 1486 Elisabeth d'York, fille d'Édouard IV, unifiant ainsi les maisons d'York et de Lancastre.
(...)
1) Qui êtes-vous ? !
Agrégée d'Anglais, Docteur d'État, Professeur Émérite à l'Université Paris Ouest - Nanterre La Défense, spécialiste d'Histoire des idées et des mentalités, mon enseignement portait sur l'Histoire de l'Angleterre et du Droit anglais, notamment à la période Tudor.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ce livre espère faire comprendre comment, au temps de la Réforme et de Shakespeare, l'Angleterre devint un état moderne, une monarchie absolue et une grande puissance, mais qui portait en elle les germes de la révolution anglaise du XVIIe siècle.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
p. 94 : «La croyance en l'existence de la musique des sphères explique la place importante de la musique chez les élisabéthains : jouer d'un instrument, faire de la musique représentait leur tentative de reproduire sur terre l'harmonie céleste, de prouver, ou tout au moins de donner l'impression, que tout allait pour le mieux dans le royaume.»
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un air au luth de John Dowland ou une ballade relatant les malheurs d'une des épouses d'Henri VIII.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
J'aimerais faire partager aux lecteurs le sentiment de toute-puissance des souverains Tudor, à la fois chefs temporels et spirituels d'une Angleterre qui se croyait devenue invincible.