Amis lecteurs, pour chaque livre présenté sur Passagedulivre.com et sur Fnac.com, nous donnons la parole aux auteurs, traducteurs et éditeurs. Nous publions également de courts extraits de leurs livres, et une revue de presse des livres.

logo fnac Tous ces contenus culturels enrichissent les pages Livres de Fnac.com, notre partenaire.

 

Découvrez avec Fnac.com les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.

 

Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs.

 

Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous, pour répondre à vos questions : la foire aux questions.

 

Bonne visite sur Passagedulivre.com !

 

.. L'homme qui marchait avec une balle dans la tête

Couverture du livre L'homme qui marchait avec une balle dans la tête

Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Flammarion, Paris, France
Auteur : Philippe Pollet-Villard

Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-08-069039-5
GENCOD : 9782080690395

 
 
Le podcasting des écrivains

De Philippe Pollet-Villard - 29/08/2006
Philippe Pollet-Villard - 29/08/2006

Télécharger le MP3

 
 
4ème de couverture

«Petit à petit, c'est devenu clair pour tout le monde, y compris pour mon père, que j'étais devenu un gangster. Avec Bruno et Gros Marc nous vivions ainsi, dans la superficie des comptoirs en évitant toujours l'obscurité des coffres. Nous étions au sens propre du mot des saltimbanques, parce qu'en italien, salto in banco c'est l'art de sauter sur un banc, et qu'en Italie, un même mot désigne depuis toujours un banc et un comptoir. Nous étions donc des saltimbanques, très sûrs de notre numéro, et nous ne faisions pas la quête.»

La rocambolesque trajectoire d'un petit gangster, qui au sortir d'un braquage reçoit une balle en pleine tête. Une succession d'événements tantôt graves, tantôt loufoques, le transforment progressivement en une sorte d'illuminé envisageant le monde avec une philosophie comique très personnelle.


Philippe Pollet-Villard, réalisateur de profession, est né à Annecy en 1960. L'homme qui marchait avec une balle dans la tête est son premier roman.

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
 
Passage choisi

Dans le salon, en guise de décoration, il y a toujours eu deux tableaux : à gauche, un portrait de Jean Moulin, à droite, une photo du général de Gaulle. Le côté Jean Moulin c'était mon père, le côté de Gaulle c'était ma mère, chacun son coin et chacun ses certitudes. Sujet sensible, très sensible dans la famille, et pour cette raison dans le salon, il y avait deux fauteuils et deux tableaux : de Gaulle et Jean Moulin. Mon père avait quelques têtes désignées comme ça, pas seulement celle du général de Gaulle, il y avait aussi par exemple Jacques Brel. Mon père n'aimait pas du tout Jacques Brel. Il disait Ce type est un trou du cul vaniteux et l'objet du mépris était, je crois, la chanson Ces gens-là. Parce que pour lui, mon père, chez ces gens-là, c'était un peu chez lui, et ce chanteur serait comme un type du Nord qui se moquerait de la misère du Sud et allez savoir pourquoi. Le dimanche matin, quand il se rasait, mon père passait toujours le même disque, le chant des partisans :

Ami, entends-tu le cri noir des corbeaux dans la plaine ! C'était censé remplacer la messe, ça résonnait dans tout l'immeuble, avec les choeurs qui reprenaient derrière : Ami, entends-tu, le plus fort possible, c'était ça l'ambiance de ma famille, des gens qui s'étaient battus pour. Et cette musique, ce chant des partisans et ces cris noirs jetés dans l'oreille des voisins, agissaient comme un rappel permanent. La guerre pouvait resurgir ici, dans la famille Radice da Pietra.

 
Nous contacter - Informations légales - Vous êtes éditeur ?