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Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Grasset, Paris, France
Auteur : Jean-Marc Roberts
Prix : 11.00 € / 72.16 F
ISBN : 978-2-246-71101-8
GENCOD : 9782246711018
De Jean-Marc Roberts - 02/09/2006
Jean-Marc Roberts
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«J'ai toujours rêvé d'écrire un livre comme celui - ci. Doux et imprévu. Un livre que je n'attendais pas. Raconter ce qui ne s'est pas passé, rien que pour voir où ça nous mène. Reprendre le thème éternel des retrouvailles entre amis, plus ou moins perdus, et se laisser porter au rythme des chansons qui ont peuplé notre vie : Ruby Tuesday des Stones, Let it be, Le Roi des fourmis de Polnareff, Good Vibrations, Honesty de Billy Joel, La Cavalerie, Les Princes des villes. Certaines ont bien vieilli, d'autres moins. C'est comme nous.»
Jean - Marc Roberts, né le 3 mai 1954, est l'auteur d'une vingtaine de romans, parmi lesquels Affaires étrangères, Mon père américain, Une petite femme et Toilette de chats.
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Quand je le regarde attentivement, j'estime que hormis le volume, il n'a guère changé.
Pendant toutes ces années, j'ai toujours réussi à savoir où Richard en était. Jamais perdu sa trace, à défaut de me manifester.
Je n'ignore rien de ce qui lui est arrivé : un divorce, un enfant, quelques séjours en HP.
Il a enterré Maya, sa mère roumaine, mais son père Charlie vit encore, à la retraite du magasin de chaussures dont il assurait la gérance comme moi désormais celle d'une maison d'édition.
C'était Bally ou Dressoir, une marque populaire, le magasin était situé en banlieue proche, à Bois-Colombes ou Levallois-Perret. Une chaîne aussi.
Malcom, son frère cadet, s'est marié plus tard que nous, je serais incapable de désigner le nombre exact de ses enfants, entre deux et trois, dans la moyenne nationale.
Chez Malcom, pas de divorce. Malcom est tellement sérieux.
Depuis l'enfance, en référence au film de Gérard Oury avec David Niven, nous le surnommons «le cerveau», the brain.
C'est Malcom qui, par ses seules prouesses, a constamment fait vivre la famille Hermann à grand train. Il a dû commencer à travailler à l'âge de treize ans, parallèlement à ses études.
Création de société à quinze. Dès le printemps 75, le frère de Richard emploie cinq personnes à plein temps. Les vacances scolaires rallongent, les jeunes Français prennent goût aux voyages. A chaque congé, la société de Malcom envoie un bon millier de lycéens à travers l'Europe, tous de confession juive - c'est la condition pour adhérer à l'organisme -, tous mineurs et dans la mixité.
On vante aujourd'hui les mérites des séjours linguistiques de l'Agence Malcom dans le monde entier.
Albert Sebag - Le Point du 7 septembre 2006
Avec «Cinquante ans passés», Jean-Marc Roberts offre un petit bijou de nostalgie, de tendresse et d'ironie. Le roman d'une génération.
[...] En vrac, on y croise les Stones, Julien Clerc, Gérard Klein, les Beatles, Billy Joel et même les Frères ennemis, à l'époque où Teddy Vrignault ne s'était pas encore évanoui dans la nature. Le narrateur raconte d'ailleurs qu'il a eu récemment des nouvelles d'André Gaillard, l'ex-compère de Teddy. Deux de ses amis l'ont aperçu un jour dans un parking du 9e, un autre jour dans une laverie du 15e. Belle trouvaille, le romancier imagine qu'André «cache Teddy dans le 15e, prêt à lui faire ses courses et à lui laver son linge au nom de leur vieille complicité».
[...] «Cinquante ans passés» est bien sûr un roman sur les illusions perdues et les destins contrariés. Mais, après avoir constaté que la nostalgie est toujours ce qu'elle était, on referme ce livre avec deux autres certitudes. L'une, qu'au fond peu importe si ceux que nous avons tant aimés ont disparu de notre quotidien quand nous savons qu'ils sont encore en vie. La seconde, c'est que Jean-Marc Roberts demeure un grand écrivain.