Amis lecteurs, pour chaque livre présenté sur Passagedulivre.com et sur Fnac.com, nous donnons la parole aux auteurs, traducteurs et éditeurs. Nous publions également de courts extraits de leurs livres, et une revue de presse des livres.

logo fnac Tous ces contenus culturels enrichissent les pages Livres de Fnac.com, notre partenaire.

 

Découvrez avec Fnac.com les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.

 

Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs.

 

Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous, pour répondre à vos questions : la foire aux questions.

 

Bonne visite sur Passagedulivre.com !

 

.. Panthéon

Couverture du livre Panthéon

Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Grasset, Paris, France
Auteur : Yann Moix

Prix : 18.90 € / 123.98 F
ISBN : 978-2-246-66101-6
GENCOD : 9782246661016

 
 
Le podcasting des écrivains

De Yann Moix - 29/08/2006
Yann Moix - 29/08/2006

Télécharger le MP3

 
 
Lectures

De Julien Saada - 21/12/2006
Julien Saada - 21/12/2006

Télécharger le MP3

 
 
4ème de couverture

«Panthéon est un roman sur l'enfance. L'enfance est souvent une horreur - mais, quand on finit par la rejoindre, tard dans la- vie, elle est peut-être enfin cela, qu'on appelle le paradis.»

Yann Moix Yann Moix a publié chez Grasset : Jubilations vers le ciel (1996, Bourse Goncourt du premier roman), Les cimetières sont des champs de fleurs (1997), Anissa Corto (2000), Podium (2002) et Partouz (2004). Il a reçu la Bourse de la Fondation Hachette. Yann Moix a également réalisé le film Podium.

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
 
Passage choisi

Le macaque

Avoir une mère, déjà, au départ j'étais pas très chaud. Mais un père, c'est simplement pas possible. Une mère, c'est ce qui rend la vie possible; un père, c'est ce qui la rend impossible. En même temps, moi, ma mère m'a donné la vie, mais elle n'a de cesse de vouloir la reprendre («Je vais te tuer», hurlait-elle en me poursuivant dans la salle à manger avec un couteau de boucher). Donner c'est donner, reprendre c'est voler.

- Tu es atroce, physiquement. Tu n'es pas beau du tout : tu es laid.

- Mais maman.

- Laid, oui : laid. Je n'ai pas pu mettre ça au monde, jamais. Ce n'est pas vrai... Ça n'est pas possible. Tu descends trop du singe.

- Mais.

- Tu es très étonnant dans le laid... C'est complètement fou cette affaire : qui m'a trouvé ça dans le bide ? Ecoute, ce n'est quand même pas compliqué à comprendre : tu ne peux pas être de moi : d'une maman macaque, oui. Mais de moi non.

- Mais.

- Tu descends trop du con.

Je me faisais cette remarque (hier vendredi) : qu'une mère, ça te met au : monde; mais qu'une mère, c'est aussi celle qui t'empêche de ne pas venir au monde. Ma mère, c'est celle qui a rendu impossible l'impossibilité de ma naissance ! Ma mère, c'est la fille à cause de laquelle il ne m'a pas été possible d'éviter de naître. Une mère, c'est quelqu'un qui fait tout pour que tu naisses pas pas.

 
 
Revue de presse

François-Guillaume Lorrain - Le Point du 19 octobre 2006
Moix alterne donc encensoir et mitraillette. D'un côté, Péguy, la Sonate 32 de Beethoven, de l'autre, «Amélie Pourri, son chapeau et ses chicots». Admirer ou haïr : Moix ne fonctionne qu'en courant alternatif. La faute à papa et à ses allonges. Aussi brillantissime que complaisant, il écrit à la schlague. Et là est le vrai sujet de ce «Panthéon» un peu auberge espagnole : comment un écrivain, à son corps défendant, a appris à écrire.

Eliette Abécassis - Le Figaro du 28 septembre 2006
Le Moix est haïssable. Mégalomane, autodestructeur, se haïssant autant qu'il hait les autres, nihiliste, voici Yann dans la plénitude de son Moix, auréolé du succès de Podium, devenu un film populaire. Il signe là une autobiographie-biographie de Mitter¬rand, dans laquelle il révèle le drame de sa vie. Avec cruauté, sans sentimentalisme, sans complaisance, Moix livre son secret, d'une façon poignante, justement parce qu'il ne cherche pas à être poignant, préférant se dissimuler sous un masque goguenard et hideux, dans le sillage de Marc-Édouard Nabe. Battu avec un fil électrique, le jeune Moix attendait d'être martyrisé dans sa chambre, qui était devenue «l'antichambre des coups», car il faut que l'enfant soit «neuf» pour qu'on puisse recommencer à le frapper...
Moix casse les côtes de ses icônes, a le courage de haïr les académies en tout genre, mais souvent il se trompe de cible (Malraux : «indéfectible cafard aux paradigmes imbitables et aux fulgurances mongoliennes» ?). Il se bat, se mutile lui-même jusque dans son projet d'écriture du livre, se saborde, accomplissant un suicide littéraire.

Gilles Martin-Chauffier - Paris Match du 7 septembre 2006
Enfant, il était battu par ses parents. Aujourd'hui, à son tour, il balance des coups. A ceux qu'il déteste comme à ceux qu'il aime. Mauvais sentiments mais excellente littérature.

Yann Moix n'a pas eu d'enfants, mais il a eu des parents - deux. Il a encore du mal à s'en remettre. Eux aussi, sans doute. Ils auraient pu mettre au monde un polytechnicien, un top model, un directeur de garage Peugeot... Non, il a fallu qu'ils fassent Yann Moix. Ça ne leur a pas beaucoup plu. Pendant des années, tous les soirs, son père l'a battu. A coups de rallonge de fil électrique. Il n'y avait rien à comprendre. La violence paternelle relevait de la gestion des affaires courantes. Tout ce que le gamin pouvait en tirer, c'étaient des leçons : on trouve toujours assez de lâcheté pour martyriser plus petit que soi. Et quand le mal est fait, c'est irrévocable. Un enfant ne se défrappe pas : il se reconstitue en silence et en vitesse.

 
Nous contacter - Informations légales - Vous êtes éditeur ?