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Date de saisie : 19/01/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : J'ai lu, Paris, France
Auteur : Barbara Cartland
Traducteur : Paul Bénita
Prix : 4.10 € / 26.89 F
GENCOD : 9782290000182
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Sorti le : 19/01/2007
Le comte Herbert d'Avondale traverse la pièce et se campe devant la cheminée.
- Manella, ton père m'a laissé pour ton entretien un bien maigre pécule. J'ai donc décidé que tu épouserais le duc de Dunster.
- Mais il est vieux ! Très vieux !
- Certes, mais il est duc, et il possède une immense fortune.
L'oncle Herbert ricane. Il n'y a pas à discuter : sa nièce est belle et fera le riche mariage dont il profitera pour satisfaire ses goûts de luxe. Pour Manella, une seule solution : la fuite. Sur son cheval Hero et avec Flash, son fidèle setter, la voilà partie sur les routes de l'aventure. Mais, en ces temps troublés, brigands et aigrefins pullulent. Bien des pièges la guettent. Saura-t-elle leur échapper et trouver le chemin du bonheur ?
Barbara Cartland
Traduite en trente-six langues, elle est l'auteur contemporain le plus lu au monde. Son secret : toucher le coeur de ses lectrices et faire entrer le rêve dans chacun de ses romans. Elle s'est éteinte le 21 mai 2000 à l'âge de 99 ans, en laissant un grand nombre de manuscrits inédits.
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Une pâleur incertaine se levait sur l'horizon quand Manella quitta son lit. Elle n'avait pu, de la nuit, trouver le sommeil, l'esprit assailli de questions, d'interrogations et de craintes sourdes.
La veille, avant de se coucher elle avait préparé son habit de monte, assez chaud et utile en cas de pluie, et enveloppé dans un châle léger les vêtements qu'elle emporterait : trois robes en mousseline, d'une simplicité monacale, dont elle espérait qu'elles ne se chiffonneraient pas trop et qu'elles dureraient tout l'été. Elle n'avait guère songé encore à ce qui pourrait arriver une fois l'hiver venu.
Elle avait rangé dans la sacoche de selle deux paires de chaussures, un peu de linge. En pleine nuit, alors que son oncle dormait, elle était descendue dans l'armurerie prendre un des pistolets de duel de son père. Elle n'était pas inconsciente au point d'ignorer la menace que représentaient les bandits de grand chemin. Bien évidemment, elle ne transporterait aucun objet de valeur mais elle monterait Hero, et la rumeur assurait que ces brigands volaient les chevaux des voyageurs - et tout particulièrement, bien sûr, les belles bêtes.
Enfin, et elle avait mis longtemps avant de le réaliser, elle ne pouvait partir sans argent.
Sa mère lui avait laissé quelques bijoux de peu de prix - ceux que lui avait offerts son époux qui enrageait chaque fois de ne pouvoir faire mieux : une bague de fiançailles et une rivière de diamants qu'elle n'avait portée qu'en de rares et exceptionnelles occasions. Les pierres n'étaient ni très grosses, ni très pures. Mais, s'était dit Manella, ces bijoux lui procureraient peut-être assez pour tenir un mois.