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Date de saisie : 27/10/2009
Genre : Histoire
Editeur : Robert Laffont, Paris, France
Auteur : Benjamin Stora
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-221-11076-8
GENCOD : 9782221110768
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Sorti le : 03/09/2009
31/03/2010
Benjamin Stora animera la Journée du Livre d'Asnières le dimanche 11 avril 2010 à l'espace Concorde Francis Delage.
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31/03/2010
Benjamin Stora animera la Journée du Livre d'Asnières le dimanche 11 avril 2010 à l'espace Concorde Francis Delage.
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Algérie est à feu et à sang depuis quatre ans, quand de Gaulle est rappelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Porté au pouvoir par les partisans de l'Algérie française, il maintient un temps des positions équivoques et fait naître de grands espoirs. Mais le 16 septembre 1959, lors d'un discours télévisé, c'est la stupeur, le basculement décisif : il lâche le mot tabou d'«autodétermination» - et c'est donc la volonté de la population algérienne musulmane, très largement majoritaire, qui l'emportera...
Comment comprendre un tel choix ? De Gaulle a-t-il «bradé» l'Algérie et dupé ses partisans ? L'a-t-il perdue contre son gré ? S'agissait-il d'une histoire jouée d'avance ?
Aujourd'hui encore les raisons profondes de son choix divisent et interrogent les historiens. En confrontant leurs points de vue, les témoignages contradictoires et les événements, Benjamin Stora tente d'éclaircir le mystère. Et ce faisant, il contribue à bousculer, pour mieux la redéfinir, notre appréhension du conflit et des rapports du Général avec l'Algérie.
Benjamin Stora, né en 1950 à Constantine, est professeur des universités. Il enseigne l'histoire du Maghreb et de l'immigration algérienne en France à l'Institut national des langues et civilisations orientales et à l'université Paris-XIII.
Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont La Gangrène et l'oubli: la mémoire de la guerre d'Algérie (La Découverte, 1991), Les Trois Exils : juifs d'Algérie (Stock, 2006), Les Guerres sans fin (Stock, 2008) et, avec Mohammed Harbi, un ouvrage collectif, La Guerre d'Algérie : 1954-2004, la fin de l'amnésie (Robert Laffont, 2004).
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Marc Riglet - Lire, septembre 2009
La date anniversaire est la plaie de l'édition historique. Combien de livres commis qui ne doivent leur publication qu'à la commémoration du sujet qu'ils ressassent. Mais il y a de brillantes exceptions. L'ouvrage que consacre Benjamin Stora à la politique algérienne du général de Gaulle relève de cette catégorie...
Parce qu'il croit aux nations, de Gaulle est acquis, dans son principe, à l'indépendance algérienne. Qu'il ait caressé l'espoir qu'elle puisse se réaliser dans une association étroite avec la France est plausible. Qu'il ait voulu négocier en position de force avec le FLN est avéré. Qu'il n'ait jamais retenu l'idée d'une intégration de l'Algérie à la France n'est pas moins patent. Voilà pourquoi, dans ce bel essai qui restitue la France gaullienne des années 1960, Benjamin Stora nous convainc qu'avec ce mot d' «autodétermination», le discours du 16 septembre 1959 «est bien l'événement politique majeur du conflit algérien».
Paul-François Paoli - Le Figaro du 27 août 2009
L'historien Benjamin Stora n'a sans doute pas tort d'évoquer ici Le Mystère de Gaulle, titre de son dernier livre. Entre le moment où de Gaulle lance son «Je vous ai compris» aux pieds-noirs venus l'acclamer à Alger, le 4 juin 1958, et son choix d'une Algérie algérienne, Stora tente de dégager le fil d'une politique sinueuse sur laquelle s'est greffé un grave malentendu. Parce qu'il a été en butte aux attentats de l'OAS, certains ont fait de De Gaulle un champion du tiers-mondisme...
Dans ce livre qui évite de voir le monde en blanc et noir, Stora rappelle que la tragédie algérienne a été rendue inévitable par le choc de deux logiques irréductibles. Celle d'un peuple naissant qui souhaite s'émanciper de la tutelle française face à une population européenne traumatisée par la perte d'un pays qu'elle a façonné. Entre ces deux blocs rendus hermétiques par la haine, Stora campe un de Gaulle qui semble parfois raconter aux uns et aux autres ce qu'ils veulent entendre jusqu'au moment où il abat ses cartes en solitaire. «On ne sort de l'équivoque qu'à son détriment», écrivait le cardinal de Retz. Une formule qui lui va comme un gant.