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Date de saisie : 24/03/2010
Genre : Politique Géopolitique
Editeur : Bourin éditeur, Paris, France
Auteur : Marie-Pierre Samitier
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 9782849411599
GENCOD : 9782849411599
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Sorti le : 17/03/2010
14/04/2010
Marie-Pierre Samitier
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Fin mai 2009, Marie-Pierre Samitier part pour un voyage en Terre sainte. Nous la suivons avec un groupe de pèlerins américains sur cette terre chargée d'histoire et revendiquée par deux peuples et trois religions monothéistes. À Jérusalem, Hébron ou Ramallah, nous visitons avec elle les lieux saints. Mais, surtout, nous découvrons un monde en guerre, où règne la peur, matérialisée par un gigantesque mur de béton. Nous assistons aussi, de l'autre côté du mur, à la tragique disparition des chrétiens d'Orient sur cette terre où est né le christianisme, alors que monte l'intégrisme religieux.
Au fil de ce voyage, Marie-Pierre Samitier nous montre que ce conflit est le nôtre. Comment, sans nous renier nous-mêmes, pourrions-nous laisser à l'abandon la terre de nos racines ? La terre où sont nées toutes les valeurs de notre civilisation - justice, fraternité, démocratie - et qui ne tiennent ici qu'à un fil. Pour combien de temps ?
Voyage culturel et géopolitique, le récit de Marie-Pierre Samitier est un plaidoyer pour la paix, hanté par une question : comment désamorcer le choc entre l'islam radical et l'Occident ?
Diplômée en sciences politiques, en droit et en lettres, MARIE-PlERRE Samitier a travaillé au Figaro, à Radio Monte-Carlo et à France Inter, avant de rejoindre la rédaction de France 2.
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Extrait de l'avant-propos
Après un pèlerinage en Terre sainte, on regarde autrement la position de l'islam, des chrétiens et des juifs. On se demande par exemple pourquoi, en France, nous sommes incapables d'être aussi directs que les autres pays occidentaux dans notre approche des religions ? Est-ce dû à notre république «puissamment intégratrice» et à sa miraculeuse loi de 1905 ? À notre culpabilité d'ancien pays colonisateur ? Au fait que l'islam est la religion des nouveaux «damnés de la Terre», ces immigrés pauvres qui culpabilisent les soldats perdus du marxisme des années 1970 ? Ces questions m'ont frappée lors d'un voyage en Terre sainte en mai 2009, que j'ai effectué avec un groupe d'Américains de la Cathédrale américaine de Paris. J'étais accompagnée de Didier, mon mari, écrivain et ancien consultant d'un grand cabinet de conseil international. Nous étions le seul couple français ; nous avons ainsi pu constater combien nous sommes prisonniers, nous Français, de notre histoire, scrupuleux jusqu'à en devenir inactifs, voire impuissants, alors que les Américains que nous accompagnions étaient libres et directs. C'est à la fois en tant que chrétiens épiscopaliens et en tant que citoyens américains qu'ils entreprenaient ce pèlerinage dans un pays où, inexorablement, se construit le fameux mur de séparation entre Juifs et Palestiniens. La foi qui les conduisait en Terre sainte ne leur semblait contredire en rien la légitimité de leur statut d'«observateurs» occidentaux. Ce voyage a également mis en lumière, pour moi, le faible nombre de pèlerins chrétiens encore présents là-bas. Je ne m'attendais certes pas à la cohue de La Mecque, mais je pensais trouver les lieux saints encombrés de files d'attente. Or ce n'est plus le cas : hormis les lieux de culte orthodoxes, les églises y sont aussi vides qu'en France. Étions-nous les derniers pèlerins à marcher sur les traces de Jésus ? Israël et la Palestine ne sont-Us plus que le territoire des juifs et des musulmans, d'où les chrétiens sont absents ? Cette terre dite «sainte» se cristallise-t-elle dans un conflit où les chrétiens n'ont plus leur place, exclus de facto de ce monde qui est pourtant le berceau de notre civilisation et de nos valeurs ?