Amis lecteurs, pour chaque livre présenté sur Passagedulivre.com et sur Fnac.com, nous donnons la parole aux auteurs, traducteurs et éditeurs. Nous publions également de courts extraits de leurs livres, et une revue de presse des livres.
Tous ces contenus culturels enrichissent les pages Livres de Fnac.com, notre
partenaire.
Découvrez avec Fnac.com les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.
Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs.
Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous, pour répondre à vos questions : la foire aux questions.
Bonne visite sur Passagedulivre.com !
Date de saisie : 05/07/2010
Genre : Poésie
Editeur : les Alchimistes du verbe, Beaufou, France
Auteur : Francis Marchetti
Prix : 11.00 € / 72.16 F
ISBN : 9782917013168
GENCOD : 9782917013168
Commander ce livre sur Fnac.com
Sorti le : 15/02/2010
L'instant. Cet objet présent, fragile et mystérieux que l'on croit tenir en ses mains.
L'instant comme une envie, un souvenir quand le passé le devine au loin et le futur l'attend, impatient.
Francis Marchetti nous livre ici un bouquet d'Instants où chaque sens est en émoi, où chaque moment prend le goût cendré du paradis. Cela demande assurément une aptitude à être attentif au monde et à ses manifestations les plus diverses. C'est une poésie de la fulgurance, comme une touche de peinture qui vient illuminer un tableau. Un dialogue qui s'écrit en continu et souvent de manière intime.
Instants. Le recueil de Francis Marchetti célèbre la Vie dans ses détails et le plaisir qu'il en retire est doux.
Commander ce livre sur Fnac.com
Trois heures du matin
Sur le port fatigué, l'urine sent le whisky.
La dernière cigarette s'éteint dans mes yeux.
Ton regard, comme les bateaux, s'en est allé, sans bruit
Par delà les récifs d'un passé que l'on disait bleu...
Sur le port fatigué, l'urine sent le whisky
Et le pochard endormi a lâché la bride de l'ennui.
Un sourire éclaire le quai, réverbère venu d'ailleurs.
Un homme aimera, une nuit, dans les draps de l'erreur...
La mort étend son ombre sur l'humide atmosphère ;
Le port fatigué n'est plus qu'un lieu fantomatique et lunaire
Où le rêve reste cloué, la face contre terre
Et va noyer son ultime voyage dans un verre de bière.
Trois heures du matin, les carcasses des épaves gémissent.
Les mouettes sont devenues les nuages qui glissent
Sur une invisible voie lactée de cafard
Qui entraîne l'aube si loin de l'espoir.