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Date de saisie : 24/08/2010
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Presses de la Renaissance, Paris, France
Auteur : Jean-Marc Louis
Prix : 16.00 €
ISBN : 9782750906245
GENCOD : 9782750906245
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Sorti le : 26/08/2010
L'École est en souffrance. Une souffrance partagée par les professeurs et les élèves. Absentéisme, troubles de santé, violence, difficultés scolaires sont les symptômes parmi d'autres de cette souffrance.
Dans cet ouvrage, Jean-Marc Louis met en cause la transformation progressive de ce qui était une institution porteuse de valeurs en un système déshumanisé. Car la finalité de l'École n'est plus la réussite des élèves mais sa propre performance. Indicateurs, statistiques, évaluations, tableaux de bord... sont devenus les mots-clés d'une gestion qui s'apparente à celle de l'entreprise.
L'auteur analyse les causes de cette évolution qui - contrairement à ce qu'on laisse croire - se soucie peu de la pédagogie et de la qualité de l'enseignement. Pour lui, aucune réforme n'apportera de réponse durable au «mal-être» de l'École si elle n'intègre pas la dimension humaine de ceux qui la font : ses personnels et bien sûr les élèves. Il propose des pistes pour progresser dans cette voie.
Un plaidoyer pour une École où chacun retrouverait sa place et qui remplirait à nouveau sa mission première de service public.
Jean-Marc Louis a été professeur de lettres en collège d'enseignement technique puis en lycée avant de devenir inspecteur de l'Éducation nationale. Il tient la rubrique «Éducation» au Républicain lorrain et est l'auteur de plusieurs ouvrages de mieux-être psychologique et de pédagogie dont Communiquer avec les ados... sans se les mettre à dos et Itinéraire d'un angoissé heureux parus aux Presses de la Renaissance.
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Ne nous trompons pas de combat !
Non, je ne hurlerai pas avec les loups, je ne vais pas crier haro sur l'École. D'autres s'en chargent. Ce serait injuste et intellectuellement malhonnête. Cela relèverait en effet d'un manque d'objectivité au regard de ses évolutions, de ses progrès, de l'engagement mais aussi des difficultés de ceux qui la font. Ce serait faire fi de ses avancées historiques.
Car l'École a aussi à son actif des réussites qu'il ne faut pas occulter. Je pense par exemple à la scolarisation des enfants et adolescents handicapés que, il n'y a pas longtemps encore, l'École de la République excluait ou accueillait par la procédure hypocrite de l'intégration scolaire. Je pense au respect de l'égalité entre filles et garçons, à l'introduction des nouvelles technologies... Et il y a bien d'autres bilans positifs. Je ne m'y attarderai pas. La communication du ministère est là pour cela.
L'École est par ailleurs en mouvement, et c'est un atout : jamais, je pense, elle n'a été l'objet d'autant de réformes. Elle en avait besoin car «nous étions trop habitués à nos convictions, à nos certitudes, à nos pratiques. Cela ne veut pas dire que celles-ci étaient mauvaises. Cela veut dire que nous avions fini par nous construire avec elles un petit monde d'où nous n'acceptions pas d'être dérangés, déplacés». Ce sont dans leur esprit de bonnes réformes pour la plupart. Mais n'est-on pas en train simplement de «re-former» l'École au lieu de la réformer ? Ce qui implique une autre dimension : la nécessité de la repenser de manière globale. Par ailleurs, ces réformes aboutiront-elles ? Et quand bien même, pourront-elles être actualisées ou en resteront-elles au stade de l'intention ? Iront-elles buter contre des murs d'inertie et de routine, seront-elles lessivées par le doute, l'incapacité ou l'impossibilité ? Resteront-elles lettre morte comme de bonnes lois du passé. La loi d'orientation de 1989, par exemple, qui plaçait l'élève au centre du système éducatif.
L'École demeure tournée vers l'avenir. C'est en soi une preuve de vitalité et surtout de ressources. Mais je crains que tout cela ne s'estompe précisément parce qu'en son sein on se trompe de discours.